Carpenter Brut / Leather Teeth

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Annoncé comme le premier épisode d’une toute nouvelle trilogie, le nouvel album de Carpenter Brut met en scène le personnage de Bret Halford alias Leather Teeth. Publiée quasiment trois ans jour pour jour après l’excellent Trilogy qui réunissait les trois premiers EP du monsieur, cette B.O. d’un film imaginaire des années 80 est parue le 22 février 2018 sur le label No Quarter Prod.
Cela fait donc maintenant un peu plus de trois ans que Trilogy (dont vous pouvez lire la chronique ici) est sorti. Depuis, Frank Hueso alias Carpenter Brut a réalisé la bande son du jeu vidéo Furi, le titre Night Stalker pour le documentaire Rise Of The Synths et sorti en juin 2017 CarpenterBrutLive qui proposait quelques sympathiques exclus. Mais le nouveau Carpenter Brut se faisait attendre ! Après un teaser en début d’année qui ne révélait pas grand chose, ce Leather Teeth est donc enfin arrivé le 22 février 2018 chez No Quarter Prod, le label de Carpenter Brut. La version CD est déjà disponible ici, la version vinyle quant à elle est prévue pour le 20 avril 2018 (pour les précommandes c’est par ici). Pour la version numérique, rendez-vous sur la page Bandcamp de Carpenter Brut. Leather Teeth se présente donc comme la B.O. d’un film imaginaire qui serait sorti en 1987. Moins sombre et électro et davantage pop et glamour, s’inspirant beaucoup du hardrock des années 80 et de toute son imagerie, l’album – plutôt court – propose une playlist de huit titres pour une durée totale de trente-deux minutes. Ce premier épisode d’une toute nouvelle trilogie dépeint la « naissance » de Leather Teeth. L’histoire est celle de Bret Halford (en référence à Bret Michaels de Poison et Rob Halford de Judas Priest), jeune étudiant en sciences timide et un peu loser qui aime une fille qui ne l’aime pas, lui préférant le quarterback star du campus. Fou de rage et désespéré, Bret tente alors de créer un breuvage qui lui permettrait de contrôler les filles et leurs désirs. Malheureusement, l’expérience le défigure et il décide alors finalement de devenir une rock star pour avoir toutes les filles à ses pieds. Il devient alors Leather Teeth, chanteur du groupe Leather Patrol. Toujours signée du talentueux duo Førtifem Design, la pochette rappelle les principales inspirations pour cet album, à savoir le heavy metal et les films d’horreur des années 80.

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L’affiche de Leather Teeth signée Førtifem Design.

Hell is the sweetest place to hide

Avec Leather Teeth, premier titre de la playlist, Carpenter Brut signe une composition dans la droite lignée de ce que l’on pouvait trouver sur Trilogy, à grands coups de basse saturée et d’un beat bien violent. On semble alors être en territoire connu mais la surprise arrive dès le deuxième morceau, un titre chanté où l’on retrouve Kristoffer Rygg, membre du groupe de black metal norvégien Ulver. Dans un style plus pop et plus glamour, les compositions de Carpenter Brut restent toujours très soignées et ce Cheerleader Effect est une excellente surprise et collaboration ! Changement de ton avec le morceau suivant intitulé Sunday Lunch, une composition rafraîchissante dont l’ambiance ensoleillée et eighties se rapproche pas mal du style de Mitch Murder. Deuxième titre dans la veine de ses précédents EP, Monday Hunt rappellera sans doute aux amateurs les mélodies entêtantes d’un Hang ‘Em All. Malgré le rapprochement, ce Monday Hunt s’avère être nettement plus rock. Dans un registre plus disco et plus funky, Inferno Galore semble s’inspirer grandement d’artistes comme Giorgio Moroder. A l’image d’un Looking For Tracy Tzu, le titre bascule dans une seconde partie plus sombre et plus « brute ». Un des titres les plus réussis de l’album! Sixième piste de l’album, Beware The Beast est la seconde composition chantée de l’album. La voix est celle de Mat McNerney du groupe Grave Pleasures. Etant plus hermétique au hard rock ou heavy metal, le titre m’a personnellement peu emballé. On revient ensuite à du pur Carpenter Brut avec l’excellentissime Hairspray Hurricane au nom délirant, au rythme survolté et aux riffs de guitare endiablés. Il s’agit clairement de l’un des meilleurs titres de ce Leather Teeth ! Le film se termine et le générique arrive alors, accompagnant les End Titles, une autre composition plus chill presque vaporwave dans le style de Sunday Lunch qui gagne en intensité dans sa seconde partie.

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Frank Hueso alias Carpenter Brut. Photo : Ben Vogelsang.

Verdict

Moins sombre et violent que ses opus précédents, ce nouveau Carpenter Brut réussit là où on ne l’attendait pas. En ajoutant une bonne dose de hardrock des années 80 et en proposant deux titres chantés et deux titres rappelant plus le style d’un Mitch Murder, Carpenter Brut sort de sa zone de confort, ce qui décevra peut-être ceux qui s’attendaient à un nouveau Trilogy. Moins immédiat et plus subtil dans son approche que ses prédécesseurs, Leather Teeth est un album particulièrement réussi, le genre qui s’apprécie davantage à chaque écoute. On attend la suite avec impatience !

Liens : La page Bandcamp de Carpenter Brut / La page Soundcloud de Carpenter Brut / Le site No Quarter Prod / Une interview de Carpenter Brut sur Retro Synthwave / Le site Førtifem Design

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