Daniel Deluxe / Corruptor

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Resté plutôt discret depuis la sortie de l’EP Nightstalker en octobre 2014, Daniel Deluxe est de retour avec Corruptor, premier véritable album de cet artiste retro synthwave basé à Copenhague. Sorti officiellement le 8 avril 2016 sur la plateforme Bandcamp, Corruptor se présente comme une Bande Originale fortement inspirée par les films d’horreur des années 1980 et le genre cyberpunk.
Daniel Deluxe, originaire de Copenhague, Danemark, est arrivé sur la scène synthwave en 2013 avec la sortie du très bon single Darkness, un titre à l’atmosphère particulièrement sombre, ce qui sera une des caractéristiques principales du style du danois. L’année suivante, en 2014, il sortira deux autres singles, Mars et Rebel Blood, avant d’auto-publier son premier EP, le très bon Nightstalker, le 3 octobre de la même année. Avant de revenir le 8 avril 2016 avec l’album Corruptor, qui est donc son premier album « full length », Daniel Deluxe a composé d’autres titres, disponibles gratuitement sur sa page Soundcloud, et il apparaît sur la compilation Magnatron avec l’excellent Star Eater (cette compilation sortie le 14 juillet 2015 sur le label NewRetroWave n’est malheureusement plus disponible en version physique). Il signe également le morceau Project Leviathan sur le compilation End Of Days (parue le 15 octobre 2014 sur le label Scythe). Le style de Daniel Deluxe, que l’on peut qualifier de « dark retro synthwave », se base sur un univers sombre fait de lignes de basse destructrices et de beats ravageurs. Il emprunte beaucoup aux vieux films d’horreur et séries B des années 1980 parmi lesquels il pioche d’obscurs samples qu’il intègre à ses compositions, donnant cette petite touche unique et reconnaissable. Du côté des grandes inspirations pour cet album, il cite des artistes aussi variés que Burzum, Enigma, John Carpenter (toujours lui !) ou encore Lustmord. La pochette est tout simplement magnifique (le design est d’Alex Coffin et l’illustration de Jovan Banks), on regrette que l’album ne soit pas disponible en vinyle pour le coup !

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Black zones of shadow

Après une courte intro, intitulée Broken Seal, qui donne tout de suite le ton annoncé par la pochette de l’album, on est littéralement scotché par Soul Siphon, premier single dévoilé lors du teasing de l’album. Le son est propre, l’ambiance sombre à souhait, et la basse bien agressive, le tout ponctué par ces fameux cris et autres citations tirés d’obscurs films d’horreur dont Daniel Deluxe semble raffoler. Le titre est vraiment excellent, tout comme The Guardian, un autre morceau bien « dark » en compagnie de Sourc3 sur une ligne de basse ultra efficace. Un peu de répit avec le morceau suivant, Time Limit, qui laisse présager du combat qui va suivre. Un beat simple et ravageur, une grosse basse hypnotique, des « samples humains » qui rythment le combat, ce Combat Ready fait clairement partie des meilleurs titres de l’album. Vient ensuite le titre phare de l’album, qui est une autre excellente illustration du style « dark retro » de Daniel Deluxe. Sur une mélodie inquiétante, le terrifiant Corruptor, dont on entend résonner les rires démoniaques au début du morceau, fait son entrée. Le son est lourd, l’atmosphère pesante, jusqu’à ce que le héros de notre film imaginaire réalise qu’il ne peut affronter le démon pour le moment et prend alors la fuite sur Aero. De retour au cœur de Black Metropolis, l’atmosphère a changé, le mal semble régner sur la ville, à l’image du démon de la pochette scrutant la cité. Cerberus est un autre morceau très réussi baignant dans une atmosphère sombre et inquiétante, le monstre mythique étant le dernier rempart avant l’ultime affrontement. Maintenant équipé de Blood Magic, le combat final peut enfin avoir lieu. Le mal est vaincu, et on peut sentir l’obscurité faire place à la lumière sur le morceau For Our Heroes, mettant un terme à l’aventure. Puis arrive enfin Burning Skylines, qui accompagne le traditionnel générique.

Verdict

Au final, l’attente du premier véritable album de Daniel Deluxe n’aura pas été vaine. Prenant la forme d’une Bande Originale fictive, ce Corruptor est un album thématique vraiment réussi et parfaitement maîtrisé du début à la fin. Avec cet album, Daniel Deluxe peaufine encore son style « dark retro » et il s’agit là sans aucun doute d’une des meilleures sorties synthwave de 2016.

Liens : La page Bandcamp de Daniel Deluxe / La page Soundcloud de Daniel Deluxe / Le trailer de l’album Corruptor sur Youtube / Le site NewRetroWave / La page Facebook d’Alex Coffin / La page Instagram de Jovan Banks / Une interview de Daniel Deluxe sur NeonVice

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