Hollywood Burns / Invaders

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Publié le 13 avril 2018, Invaders est le premier LP d’Hollywood Burns, artiste synthwave qui fait son entrée chez les finlandais de Blood Music aux côtés de Perturbator, GosT ou encore Dan Terminus. Unanimement salué par la critique, l’album Invaders se démarque du mouvement darksynth par la dimension orchestrale de ses compositions et l’influence du cinéma de science-fiction des années 50.
En 2016, peu après le single Californian Nightmare, Emeric Levardon alias Hollywood Burns publie First Contact, un premier EP qui fait office de laboratoire musical pour le producteur français : de la darksynth, des instruments traditionnels japonais mais aussi ce thérémine qui va devenir sa signature pour l’album Invaders. Revendiquant ouvertement l’influence d’artistes tels que Carpenter Brut ou Perturbator, Hollywood Burns a le bon goût d’innover au sein de la scène darksynth en ajoutant une construction cinématographique et une dimension orchestrale très forte à ses compositions, des compositions toujours très soignées et variées. Influencé par le cinéma des années 70 à 90 et par les plus grands compositeurs tels que John Williams (Star Wars, Jaws, Jurassic Park), Jerry Goldsmith (Alien, Gremlins), Danny Elfman (Beetlejuice, Edward Scissorhands, Mars Attacks !) ou encore Bernard Herrmann (Psycho, Vertigo, The Day The Earth Stood Still) pour ne citer qu’eux, Hollywood Burns puise également une grande partie de son inspiration dans le cinéma de science-fiction des années 50 à grand renfort de thérémine et autres sonorités caractéristiques de cette époque, sans oublier les éternelles influences électro des années 80 et une touche de disco funk très seventies qui n’est pas sans rappeler le compositeur Giorgio Moroder (Midnight Express, Flashdance). Les finlandais de Blood Music ont décidément un talent certain pour reconnaître les artistes synthwave atypiques et une fois encore, ils ne s’y sont pas trompés en signant le premier album d’Hollywood Burns sur leur label ! Le producteur français se fait ainsi une place de choix auprès de Perturbator, GosT ou encore Dan Terminus. Le très bel artwork représentant l’arrivée menaçante des envahisseurs est signé View From The Coffin.

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Darksynth Opera

L’album s’ouvre sur Opening Titles, une composition purement symphonique faisant office d’introduction qui fait immédiatement penser à John Williams et Danny Elfman. Déboule alors Black Saucers, un excellent titre aux superbes sons de thérémine qu’on pouvait déjà retrouver sur l’EP First Contact. L’influence des grands compositeurs se fait ressentir également sur le morceau suivant, intitulé Scherzo No.5 In Death Minor en référence aux Scherzo for Motorcycle and Orchestra (Indiana Jones and the Last Crusade) et Scherzo for X-Wings (Star Wars : the Force Awakens) de John Williams. Le titre s’inspire également de la légendaire B.O. de Psycho signée Bernard Herrmann dans ses premières notes et fait encore une fois la part belle au thérémine. Encore un clin d’œil au cinéma avec Carnal Encounters Of The Third Kind qui fait évidemment référence à Encounter Of The Third Kind de Steven Spielberg. Sur ce titre comme sur Black Saucers, on trouve Olivier Marechal à la guitare, avec qui Emeric Levardon avait déjà collaboré sur First Contact. Vient ensuite Girls With Guns, seul et unique titre de l’album accompagné d’un clip vidéo (que vous pouvez voir ici) paru le 15 mai 2018 et réalisé par Emeric Levardon. On retrouve sur ces deux derniers titres Rémi Meilley à la batterie. Particulièrement sombre, L’Era Delle Ceneri (« l’Âge des Cendres » en français) trouve quant à lui son inspiration du côté des Giallo du cinéma italien. S’éloignant un moment de l’ambiance des vieux films SF des années 50, les inspirations orientales de Bazaar Of The Damned sont clairement un hommage aux James Bond et Indiana Jones et leurs bande sons exotiques. Came To Annihilate, autre titre déjà présent sur l’EP First Contact, est une composition rendant clairement hommage aux films de science-fiction des années 50. Il s’agit d’un autre excellent titre qui utilise à merveille le son du thérémine caractéristique de cette époque et de ce cinéma. Les voix que l’on peut entendre sont une référence directe aux Daleks de Doctor Who. Très inspiré par l’œuvre de Jerry Goldsmith, Revenge Of The Black Saucers fait écho au Black Saucers du début de l’album. Suite à l’écrasante domination des envahisseurs de l’espace arrive alors le morceau Survivors, seul titre de l’album avec un featuring vocal signé Florent Gerbault avec qui Hollywood Burns avait déjà également travaillé sur l’EP First Contact. Dans une tradition purement cinématographique, Closing Titles (Bonus) est un medley reprenant les principaux thèmes de l’album.

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Emeric Levardon alias Hollywood Burns.

Verdict

Utilisant parfaitement l’imagerie et les sonorités caractéristiques du cinéma de science-fiction des années 50, Hollywood Burns signe une excellente bande originale orchestrale à mi-chemin entre électro et darksynth. Cet Invaders est une véritable bouffée d’air frais, débordant de références cinématographiques, incontestablement une des meilleures sorties synthwave de cette année !

Liens : L’album Invaders d’Hollywood Burns (LP) sur le site Blood Music / L’album Invaders d’Hollywood Burns (CD) sur le site Blood Music / L’album Invaders d’Hollywood Burns sur Bandcamp / La page Bandcamp d’Hollywood Burns / La page Soundcloud d’Hollywood Burns / La page Bandcamp du label Blood Music / Le site Blood Music / Une interview d’Hollywood Burns sur Verdammnis / Une interview d’Hollywood Burns sur Synthspiria

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