Nightcrawler / Metropolis (Deluxe Edition)

pochette-nightcrawler-metropolis-deluxe-edition
Paru à l’origine en février 2014 sur le label Nightcrawler Music, Metropolis est le premier album « full length » de l’espagnol. Ce classique fait son retour au format vinyle sur le label Electronic Purification Records, la branche synthwave des autrichiens d’Essential Purification Records.
L‘espagnol George Gold possède de multiples talents. Le jour, il occupe le poste de graphiste et de directeur artistique (vous pouvez voir une partie de son travail sur son site George Gold Design), c’est notamment lui qui réalise les pochettes de chacun de ses albums. Et à la nuit tombée, il devient le Nightcrawler, produisant de la musique électronique, entre synthwave et darkwave. Son style est très ancré dans les années 1980, et parmi les grandes influences on retrouve comme toujours les B.O. de films d’horreur et de science-fiction de cette époque. La carrière musicale de Nightcrawler a démarré en 2012 avec la sortie de l’EP Bassferatu, suivi de deux autres EPs baptisés Knight Rider et Road Blaster l’année suivante. En février 2014 débarque alors Metropolis, premier véritable album de l’espagnol largement salué par le public à sa sortie. Comme pour les EPs précédents, Metropolis est publié sur le label Nightcrawler Music (Vestron Corporation) et propose même une sortie CD digipack en édition limitée. La pochette rétro-futuriste et cyberpunk est une fois encore signée George Gold. L’univers de Metropolis est parfaitement représentatif du style de Nightcrawler. Baignant dans une atmosphère rétro typiquement eighties et doté d’une ambiance plutôt sombre, l’album a aussi le bon goût de proposer plusieurs collaborations intéressantes comme Vincenzo Salvia (qui s’est aussi chargé du mastering de Metropolis), Diana Gitallog, Dana Jean Phoenix ou encore Sim0ne. Disponible depuis le 28 février 2017, cette édition Deluxe propose un titre bonus exclusif à la version vinyle (un remix de Genesis par Antoni Maiovvi) ainsi qu’un nouvel artwork très réussi réalisé cette fois par Eduardo Del Pozo (un artiste espagnol dont vous pouvez admirer le travail sur Light Spectrum). C’est la première fois qu’une pochette du Nightcrawler n’est pas l’œuvre de son alter ego George Gold. L’album est proposé dans différentes éditions sur le site du label autrichien Essential Purification Records et la version digitale est évidemment disponible sur la page Bandcamp de Nightcrawler.

pochette-nightcrawler-metropolis-original pochette-nightcrawler-road-blaster-ep

Welcome to Metropolis

Après une introduction qui présente l’univers post-apocalyptique de l’album, The Escape ouvre le bal avec des mélodies qui rappellent énormément les sonorités de la B.O. de Blade Runner (1982). Nous sommes en 3015, une troisième guerre mondiale a éclaté et tout dévasté. Une unique ville a survécu à l’apocalypse nucléaire, c’est là que vivent les derniers survivants de cette tragédie. Bienvenue à Metropolis. Le morceau Dystopia est une des nombreuses réussites de l’album. En collaboration avec Vincenzo Salvia, avec qui il a aussi travaillé sur l’excellent EP Strange Shadows sorti en mars 2015, Nightcrawler signe un très bon morceau avec des nappes de synthés et des solos de guitare dans un pur style eighties. Le morceau suivant, intitulé Megaforce (un titre sorti tout droit des années 1980), est dans la même veine. Premier interlude avec Outlaw qui nous met dans la peau d’un hors-la-loi en fuite avant d’enchaîner sur l’excellent Road Blaster, issu de l’EP du même nom sorti en février 2013. Avec sa basse nonchalante et son ambiance sombre et érotique, The House Of Pleasure est une autre réussite de l’album. Le Nightcrawler poursuit son aventure, atteint la Control Room, avant de se diriger cette fois dans l’espace et ses sonorités rétro sur le titre Spacecraft. Diana Gitallog s’invite sur le titre suivant. Dans une ambiance sombre aux accents épiques, The Legacy est un autre très bonne composition. Le morceau utilise un sample du film Prince Of Darkness (1987) de John Carpenter. Dans un style beaucoup plus pop arrive alors le titre Genesis, troisième collaboration de l’album qui marque l’apparition de Dana Jean Phoenix au chant. Platform 09, dernier interlude de l’album, fait place à Metropolis. Le titre, en featuring avec Sim0ne, est une excellente composition du producteur espagnol. Le beat et les nappes de synthés semblant venir tout droit des années 1980, la mélodie simple et entêtante et la touche new-wave font de ce second titre chanté un classique de l’album. Avec son ambiance largement inspirée des films d’horreur et de science-fiction des années 1980, Odyssey est un titre particulièrement sombre et réussi. Le beat est martial, lourd et menaçant, et la mélodie à base de quelques notes rappelle le style du maître John Carpenter. Un autre excellent morceau ! Cette réédition vinyle se termine sur un remix inédit du titre Genesis signé Antoni Maiovvi.

Verdict

Pour ceux qui sont passés à côté de l’excellent Metropolis à sa sortie, cette réédition que l’on doit aux autrichiens d’Electronic Purification Records est l’occasion de se rattraper. Présenté dans une édition inédite au format vinyle, ce classique signé Nightcrawler est solide du début à la fin et comprend de très bons titres et collaborations. Un indispensable pour les amateurs de darkwave !

Liens : La page Bandcamp de Nightcrawler / La page Soundcloud de Nightcrawler / Le site Essential Purification Records / Le site officiel de Nightcrawler / Le site George Gold Design / Le site Light Spectrum

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *