Robert Parker / Crystal City

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Avec ce Crystal City, paru à l’origine le 25 mars 2016 sur le label NewRetroWave Records, Robert Parker nous transporte au milieu des néons d’un Miami tout droit sorti des années 1980. L’album, réédité il y a peu au format vinyle chez Electronic Purification Records, aligne dix titres de qualité et de nombreuses collaborations avec entre autres Maethelvin, Waveshaper ou encore Bachelor Of Hearts.
Robert Parker est un artiste synthwave basé à Stockholm, en Suède. Son goût pour la musique et les claviers en particulier commence avec les leçons de piano alors qu’il est âgé de 6 ans. Adolescent, il s’intéresse à la musique « tracker » des années 1990 sur ordinateur (aussi connue sous le nom de « mod music »). C’est en 2009 qu’il se tourne vers la scène retrowave après avoir acheté un synthétiseur analogique Korg Polysix. Passionné par tout ce hardware, Robert Parker possède de nombreux autres synthés comme le Roland Juno 106 ou le Moog Minimoog, des grands classiques caractéristiques du son des années 1980. Son style emprunte très largement aux eighties, que ce soit à travers la musique ou les films, mais aussi à la « french house » (comme Cassius, Fred Falke, Etienne de Crecy ou Daft Punk par exemple). Ce style retro eighties est à rapprocher d’artistes comme Mitch Murder, Timecop1983 ou encore Miami Nights 1984. Son premier album, Drive. Sweat. Play., auto-produit et publié en 2013 contient déjà de bonnes petites perles, et l’EP Modern Moves qui sort l’année suivante chez Future City Records confirme le talent de Robert Parker. En 2015, il sort l’EP Cardinal (sur Telefuture Records) et l’album Money Talks, et il en profite pour sortir une compilation qui regroupe les différents singles enregistrés entre 2013 et 2015. C’est le 25 mars 2016 qu’il sort l’excellent Crystal City sur le label synthwave NRW Records (et peu de temps après le très bon EP Flight Comfort). La pochette qui résume parfaitement l’ambiance qui se dégage de l’album est signée Florian Renner, qui a également réalisé celle de l’EP Awakening, sorti récemment. L’album est sorti en version digitale le 25 mars 2016 sur NRW Records, puis dans un premier pressage vinyle un mois après. Un second pressage est effectué un peu plus tard en septembre 2016 et le 30 avril 2017, Crystal City ressort finalement une troisième fois en vinyle dans différentes éditions sur le site du label Essential Purification Records. A ce jour, il reste encore quelques exemplaires de l’édition vinyle et sa pochette 3D de toute beauté.

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’85 Again

Crystal City démarre avec Sweet Nothings, une excellente composition qui donne le ton de l’album. Le son est moderne mais l’inspiration est clairement eighties. Robert Parker signe là un excellent morceau, le premier d’une excellente première face ! Vient ensuite un Love Theme tout aussi bon, la rythmique est impeccable et les arrangements élégants et efficaces avec cette guitare groovy et ces synthétiseurs eighties. C’est aussi le premier featuring de l’album avec ici Maethelvin, un membre du collectif français Valerie (qui comprend aussi College ou Forgotten Illusions) avec qui Robert Parker collabore régulièrement. Silver Screen Cruising est dans la même veine, avec un riff de guitare funky et une basse vrombissante ultra-efficace. Le morceau suivant, Generation ’82, qui bénéficie de la collaboration de Shyguys (suédois eux aussi), est une autre très bonne composition moderne et eighties à la fois. La première face termine en beauté avec ’85 Again, un titre dans le même esprit que le Sweet Nothings d’ouverture. A noter la présence fort appréciable de Miss K au chant. La face B s’ouvre sur un Guilty Pleasure plus influencé par la musique disco et la french house. Le morceau One Love est le quatrième accompagné de voix, ce qui est assez rare pour un album synthwave en général. Robert Parker et Waveshaper signent ensuite un Arcade Oliver soigné et convaincant. On reconnaît bien la patte de Waveshaper et le morceau rappelle par moments les bons vieux morceaux de jeu vidéo avec ses sonorités 8-bit ou encore la demoscene du début des années 1990. Un de mes morceaux favoris ! Seasons Of Lust, en featuring avec Bachelor Of Hearts, s’invite alors dans un pur style série des années 1980 avec ses grosses nappes de synthés et son solo de guitare électrique. Le funk et le groove de la première face sont de retour pour clore l’album avec Crystal City, une autre excellente composition du même goût que Love Theme et Silver Screen Cruising.

Verdict

La branche électro du label Essential Purification Records a eu la bonne idée de ressortir cet excellent album, sans doute le meilleur du suédois. Tout comme le Station Nova de Waveshaper (chroniqué ici), ce Crystal City fait partie des meilleures sorties synthwave de l’année 2016, et l’édition avec la pochette 3D, bien qu’un peu chère, vaut vraiment le détour si vous n’avez pas encore l’album !

Liens : L’album Crystal City (Edition Spéciale – Pochette 3D) sur le site Essential Purification Records / La page Bandcamp de Robert Parker / La page Soundcloud de Robert Parker / La page Bandcamp du label NRW Records / Le site du label Essential Purification Records / Le site de Florian Renner

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