The Olympians / The Olympians

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Sorti le 28 octobre 2016, le premier album des Olympians, cette nouvelle formation instrumentale qui vient s’ajouter au roster du label Daptone Records (Sharon Jones & the Dap-Kings, Lee Fields, Charles Bradley, Menahan Street Band, The Budos Band, …), propose de parcourir l’histoire des Dieux de l’Olympe sous la forme d’un hommage à la soul old school et à la blaxploitation des années 1970.
C‘est en 2008 qu’apparaît pour la première fois le projet The Olympians. Cette première version du groupe mené par le pianiste et vibraphoniste Toby Pazner sort le single How Can I Love (Now That You’re Gone) / Stand Tall sur le label Truth & Soul Records suivi de Midnight Movement / The Rain Song l’année suivante. Il faut ensuite attendre 2016 pour que Toby Pazner réunisse de nouveau la crème des musiciens du label de Brooklyn : le guitariste Thomas Brenneck, les trompettistes Dave Guy et Michael Leonhart, les saxophonistes Neal Sugarman et Leon Michels mais aussi Nicolas Movshon (batterie, basse), Homer Steinweiss (batterie) ou encore Evan Pazner (batterie, percussions) pour ne citer qu’eux. Selon Toby Pazner, ce concept de « Temple Of Sound » inspiré par la mythologie grecque et les Dieux de l’Olympe lui est venu lors d’une tournée en Grèce. Ce premier album « self-titled » de cette nouvelle formation de l’écurie Daptone est un hommage à la soul classique et notamment au son Motown. Une forte inspiration du courant blaxploitation des années 1970 se fait aussi largement sentir sur plusieurs titres. De la soul à l’ancienne, authentique et inspirée, dans la plus pure tradition du label new-yorkais ! Et pour donner un souffle particulier et une aura mythique à l’ensemble, Toby Pazner et sa formation sont rejoints par Fernando « Bugalu » Velez (congas, percussions), Megan Conley (harpe), Antoine Silverman (violon) et Anja Wood (violoncelle). On retrouve également Toby Pazner sur des instruments moins conventionnels tels que le clavecin. L’album est disponible depuis le 28 octobre 2016 en CD et vinyle (une version standard noire et une version « galaxy » aujourd’hui épuisée) sur le site Daptone Records et chez tous les bons disquaires. La pochette représentant l’Olympe et sa fameuse flamme est signée Max Löffler.

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Le pianiste et vibraphoniste Toby Pazner lors de son séjour en Grèce.

Les Dieux de l’Olympe

L’album s’ouvre sur le magnifique Sirens Of Jupiter, le titre teasé lors de l’annonce de l’album. C’est l’un des morceaux qui rappelle énormément les B.O. de blaxploitation telles que Superfly de Curtis Mayfield ou Shaft d’Isaac Hayes. Les arrangements de cuivres sont très bons, et la soul funky et old school caractéristique du label new-yorkais parfaitement maîtrisée. Le morceau Venus retranscrit lui la douceur et la sensualité de la déesse de l’amour, de la séduction et de la beauté dans une ambiance très jazzy qui laisse place à de superbes solos de trompette dans sa seconde moitié. Vient ensuite Apollo’s Mood, une très bonne composition à mi-chemin entre la blaxploitation et la soul de Detroit. Une harpe enchanteresse accompagnée de percussions exotiques introduit le titre suivant, intitulé Mars (le dieu de la guerre). Encore une fois, les solos de trompette sont très bons et se combinent à merveille aux pédales wah-wah qui rappellent la soul psychédélique de la fin des années 1960 et du début des années 1970. Neptune, le dieu des eaux, fait son apparition sur le dernier morceau de la première face, une autre superbe composition inspirée par la soul classieuse et sophistiquée typique de Detroit et Chicago. La seconde face débute avec un autre magnifique titre, Saturn, qui offre une flûte féérique ainsi qu’une superbe section cuivre. L’influence de la soul psychédélique est encore une fois bien présente. Vient ensuite Diana By My Side, un morceau qui semble sorti tout droit des archives de Motown. Les violons apportent une touche orchestrale et symphonique qui rappelle le style du légendaire label de Detroit. Le titre est suivi de Pluto’s Lament, une ballade mélancolique fortement inspirée par la blaxploitation. Avec sa ligne de basse funky à souhait et ses cuivres éblouissants, le morceau Mercury’s Odyssey est une autre pépite de l’album. Le morceau suivant, intitulé Europa And The Bull, raconte l’épisode de la mythologie grecque dans lequel Zeus prit la forme d’un taureau crétois afin d’enlever Europe, une princesse tyrienne. L’album conclue ensuite ces quarante minutes de soul instrumentale à l’ancienne sur le groove lancinant du titre Sagittarius By Moonlight.

Verdict

Même si les inspirations gréco-romaines ne semblent être qu’un prétexte, l’album est une vraie petite perle de soul instrumentale combinant de superbes arrangements au talent des plus grands musiciens du label de Brooklyn. Ce premier album sobrement intitulé The Olympians est clairement une sortie incontournable de l’année 2016 qui marque l’arrivée de cette nouvelle et excellente formation dans le catalogue déjà bien fourni de Daptone Records.

Liens : L’album The Olympians sur le site Daptone Records / La site Daptone Records / La page Bandcamp de The Olympians / La page Bandcamp de Daptone Records / La page Soundcloud de Daptone Records

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